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Emploi et rémunérations dans le numérique : les grandes tendances 2024

12 Sep 2025
5 minutes de lecture

Le secteur du numérique traverse une zone de turbulences. Dans un contexte économique incertain, les recrutements ralentissent et les entreprises se montrent plus prudentes. C’est dans ce contexte que Numeum présente la nouvelle édition de l’observatoire RH-rémunération pour l’année 2024. Une étude exclusive et unique pour le secteur du numérique qui décrypte les tendances de l’emploi et des rémunérations sur les données 2024 redressées par le cabinet quadrat-études.

Le secteur du numérique traverse une zone de turbulences. Dans un contexte économique incertain, les recrutements ralentissent et les entreprises se montrent plus prudentes. C’est dans ce contexte que Numeum présente la nouvelle édition de l’observatoire RH-rémunération pour l’année 2024. Une étude exclusive et unique pour le secteur du numérique qui décrypte les tendances de l’emploi et des rémunérations sur les données 2024 redressées par le cabinet quadrat-études.

Numeum publie les tendances liées à l’emploi et aux rémunérations au sein des entreprises du numérique. Le nouveau baromètre, dressé pour l’année 2024 par le cabinet quadrat-études, permet d’avoir une vision complète des dynamiques à l’œuvre dans le secteur. L’étude repose sur un échantillon de 70 000 salariés d’entreprises adhérentes de Numeum et les réponses sont redressées pour obtenir des données représentatives du secteur numérique.

38 % d’embauches et un turnover historiquement bas

En un an, le nombre d’embauches dans le numérique a diminué de 38 %. Les entreprises ont recruté 83 800 personnes en 2023, contre 51 800 seulement en 2024. Les départs sont eux aussi en recul (54 800 contre 67 400 l’an passé), signe que les salariés préfèrent rester en poste dans une période incertaine. Résultat, le taux de turnover tombe à 16 %, contre 22 % en 2023, un niveau historiquement bas.

Tous les secteurs ne sont pas touchés de la même façon. Les éditeurs de logiciels résistent mieux, avec des effectifs en légère progression, tandis que les grandes ESN et sociétés de conseil en technologies enregistrent une baisse nette de leurs recrutements.

Qui sont les nouvelles recrues ?

Parmi les nouveaux arrivants dans les entreprises du numérique, 83 % sont recrutés en CDI. Ces entrants sont, généralement, jeunes (autour de 32,6 ans en moyenne) et disposent du statut de cadre. En règle générale la population salariée est très qualifiée, le numérique proposant des conditions d’emploi particulièrement stable. Le baromètre édité par Numeum et le cabinet quadrat-études précise que 95 % des salariés sont en CDI, alors que l’alternance continue de progresser avec 4,3 % des effectifs contre 4,1 % en 2023.

Les métiers les plus recherchés restent ceux de développeur, consultant technique, concepteur, expert technique et consultant systèmes et réseaux.

Une rémunération annuelle moyenne brute de 56 672 € et 64 % des salariés augmentés en 2024.

Les rémunérations proposées par les entreprises du numérique demeurent attractives. Le salaire de base moyen s’élève à 4 057 € brut pour une personne à temps plein en CDI. Soit une rémunération annuelle brute totale de 56 672 €. Aussi, plus de la moitié des salariés dans le numérique gagnent 3 728 € par mois. 

Autre paramètre relativement positif, si les augmentations salariales sont en recul en 2024 par rapport en 2023, elles restent positives. 64 % des salariés ont reçu une augmentation contre 72 % entre 2022 et 2023.

Enfin, 9 salariés sur 10 ont perçu au moins une prime au cours de l’année. Ces primes et compléments représentent au global 11,7 % de la rémunération annuelle totale. Parmi les autres éléments pouvant s’ajouter au salaire, on retrouve d’éventuels variables (6 % de la rémunération totale).

Féminisation : un taux – trop – bas (29%) qui stagne depuis 4 ans

Dans le domaine du numérique, les postes sont occupés à 29 % par des femmes (26 % dans le cœur de métier). Un taux relativement faible au regard d’autres secteurs comme l’ingénierie (33 %). On assiste donc à une stagnation. Cet écart est, en partie, le reflet d’une faible proportion de diplômées dans certaines spécialités techniques. L’étude précise que « la répartition femmes-hommes reste liée aux trajectoires de formation, aux stéréotypes d’orientation et aux perspectives d’évolution offertes par les entreprises« .

Le taux de féminisation atteint 67 % dans les fonctions transverses, 41 % dans l’offre de services, 37 % dans le développement commercial ou 32 % dans la conception.

En termes d’égalité salariale, le salaire mensuel moyen des hommes s’élève à 4 141 € contre 3 839 € pour les femmes. Un écart principalement imputable à la nature des emplois occupés. Cette différence tient en grande partie à la sous-représentation des femmes dans les postes de gouvernance, d’encadrement et de direction, à leur surreprésentation dans les fonctions administratives les moins rémunérées.

Le rapport constate également que les inégalités hommes-femmes subsistent à poste équivalent. A caractéristiques comparables (âge, ancienneté, classification…), l’écart représente 2,4 % du salaire mensuel de base moyen, soit environ 98 € par mois. Ce différentiel est stable depuis l’an dernier mais témoigne des disparités persistantes au sein des mêmes catégories d’emploi.

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