Numeum annonce la signature d’un nouvel accord portant sur l’égalité entre hommes et femmes. Une innovation sociale portant sur des objectifs clairs comme la réduction des écarts de salaire entre les femmes et les hommes, le soutien aux carrières des femmes, la mixité au sein des métiers et l’identification et la suppression des éléments pouvant représenter des freins à l’atteinte de l’égalité entre femmes et hommes.
Face à des écarts persistants entre femmes et hommes, la branche des bureaux d’études techniques, des cabinets d’ingénieurs-conseils et des sociétés de conseil signe un accord ambitieux pour accélérer la réduction des inégalités professionnelles. Un texte stratégique qui entend transformer durablement les pratiques d’un secteur encore majoritairement masculin
Numeum participe à l’innovation sociale. La branche Syntec annonce avoir signé, avec les partenaires sociaux de la Branche, un accord visant à réduire les inégalités entre hommes et femmes.
Le rapport de situation comparée entre les femmes et les hommes de la branche fait apparaître plusieurs constats. La part de femmes employées au sein de la branche atteint 35 %. Le salaire brut moyen d’un homme de la branche s’élève à 4 877 euros, et celui d’une femme à 4 137 euros, soit un écart de 18 %.
Pourtant, les études démontrent les impacts positifs de l’égalité professionnelle pour les entreprises et leurs salariés, tels que :
– une mobilisation plus efficace des compétences disponibles.
– une réduction du taux de rotation des effectifs et une amélioration de l’attractivité.
– une amélioration de la performance économique.
– des gains de productivité.
– une réponse aux tensions de recrutement pour certains métiers.
Un plan d’action structuré autour de cinq axes
Les partenaires sociaux approuvent un accord bâti sur cinq piliers solides.
1. Mieux mesurer pour mieux agir
L’accord insiste sur une utilisation plus stratégique des outils existants comme les index égalité ou les rapports de situation comparés. Ces données doivent guider les décisions des ressources humaines et orienter les négociations en entreprise.
2. Combattre les écarts de salaire à la source
La branche rappelle strictement le principe « à travail égal, salaire égal ». Elle demande ainsi une vigilance accrue de la part des entreprises lors des moments clés du cycle d’un collaborateur comme lors du recrutement, de l’octroi d’augmentations, des retours de congé maternité et des bilans de carrière. Les entreprises devront analyser la médiane des augmentations femmes-hommes pour déceler tout écart injustifié.
3. Briser les plafonds de verre
Avec seulement 29 à 32 % de femmes dans les métiers du numérique ou de l’ingénierie, la branche veut renverser la tendance. Les entreprises sont encouragées à féminiser leurs viviers de talents, promouvoir des modèles féminins dans les écoles, et garantir un accès équitable aux promotions et formations.
4. Soutenir la parentalité et les aidants
Conscient que la maternité reste un tournant pénalisant, l’accord renforce les droits existants. Il propose des réductions d’horaires, du télétravail possible dès le 3ᵉ mois de grossesse, le maintien intégral du salaire pour les absences médicales ou bien encore le droit d’allaitement sans perte de rémunération. Les entreprises sont également invitées à adapter les postes et à faciliter la vie des salariés aidants, majoritairement des femmes.
Un enjeu économique autant que social
L’accord rappelle que réduire les inégalités n’est pas seulement une exigence légale ou éthique. C’est aussi un impératif économique. Dans un secteur en tension, où les difficultés de recrutement sont récurrentes, attirer davantage de femmes est une opportunité stratégique.
Les partenaires sociaux reconnaissent ainsi que leur rôle ne s’arrête pas à la signature de cet accord novateur. Les entreprises sont désormais attendues au tournant. Les accords d’entreprise devront intégrer des objectifs de progression concrets, et les actions seront suivies annuellement à l’échelle de la branche.