AIM 2026 : Numeum aux premières loges à Marseille
Partenaire de l’événement AIM Marseille, Numeum était pleinement mobilisé les 24 et 25 septembre 2026 au CEPAC Vélodrome, pour une édition qui a réuni plus de 5 500 participants. Transformation du travail, croissance des champions européens, résilience numérique et coopération entre l’Europe et l’Afrique : ces deux journées ont permis de porter les ambitions de la filière et de les traduire en perspectives d’action.
Numeum a fait de ce rendez-vous un temps fort de mobilisation collective. Au fil des échanges, une conviction s’est affirmée : les promesses de l’intelligence artificielle se concrétiseront par la capacité des entreprises à s’en saisir, à former leurs équipes et à construire des coopérations durables.
Accompagner la transformation du travail et des compétences
Le futur du travail au cœur des échanges
Comment l’IA transforme-t-elle l’emploi ? Quelles compétences faudra-t-il développer ? Comment accompagner les entreprises et les salariés dans cette transition ? Ces questions ont nourri l’entretien de Mehdi Houas avec Sylvain Rolland, journaliste à La Tribune, consacré au futur du travail.
[L’échange dans son intégralité : Le futur du travail – Entretien avec Mehdi HOUAS, Président de Numeum]
Numeum a rappelé que l’IA constitue une rupture technologique majeure et une réserve de croissance pour l’économie, dont l’Europe doit se saisir pour répondre à son décrochage de productivité. Son déploiement transforme déjà les méthodes de travail, la répartition des tâches et les conditions de création de valeur.
Face aux inquiétudes suscitées par cette évolution, Mehdi Houas a écarté le scénario d’une « jobapocalypse ». Les grandes innovations technologiques ont historiquement créé davantage d’emplois qu’elles n’en ont détruit, et le secteur numérique reste dynamique en matière d’emplois, avec 100 000 emplois créés en trois ans à la suite du Covid.
86 % des entreprises voient l’IA comme un outil d’assistance plutôt que de substitution. La transformation concerne donc les métiers eux-mêmes, les compétences qu’ils mobilisent et l’organisation du travail. En automatisant certaines tâches, l’IA peut dégager du temps pour des missions à plus forte valeur ajoutée et contribuer à réduire la pénibilité.
« On essaie d’identifier dans un métier, les tâches que l’on peut automatiser, et en automatisant ces tâches, on va donner plus de temps à celui qui est responsable de ce métier-là, pour créer plus de valeur ajoutée. »
Cette perspective exige d’accompagner les transitions professionnelles et de maîtriser les risques liés aux usages : confidentialité des données, cybersécurité et propriété intellectuelle doivent être pleinement intégrées aux démarches de transformation.
L’éducation, la formation continue et la reconversion occupent, à ce titre, une place centrale. Renforcer les apprentissages scientifiques, favoriser la mixité, développer l’esprit critique et les compétences relationnelles, former les salariés comme les jeunes professionnels : autant de conditions pour permettre à chacun de trouver sa place dans cette évolution. Les entreprises du numérique ont également une responsabilité particulière pour accompagner les secteurs les moins avancés dans l’adoption de l’IA.
Cette prise de parole a été reprise dans un article de La Tribune : « IA et travail, la grande bascule ne fait que commencer »
Transformation IA : par où commencer ?
Ces réflexions se sont prolongées dans un atelier animé par Samah Habib, Homéric de Sarthe et Olivier Cazzulo consacré à la mise en œuvre de la transformation IA dans les entreprises.
Comment l’IA fait-elle évoluer les métiers, les processus et l’organisation ? Comment mobiliser les équipes et inscrire les nouveaux usages dans la durée ? À travers les étapes clés, les erreurs à éviter et les leviers à activer, cet atelier a proposé des repères pour passer de l’intention à l’action.
Au cœur de cette démarche : faire de l’humain le moteur de la stratégie IA, en associant les équipes à une transformation qui engage autant les pratiques de travail que les choix technologiques.
Donner aux entreprises les moyens de grandir
Lors de la deuxième journée de l’AIM, Mehdi Houas est intervenu à la table ronde « Faire grandir les champions européens de l’IA ». L’occasion de rappeler les leviers nécessaires pour permettre à nos entreprises de se développer : accélérer l’adoption de l’IA, renforcer le financement de l’innovation et approfondir l’intégration du marché européen.
Ces leviers doivent s’appuyer sur une ambition collective. La commande publique, la recherche et développement et la formation ont un rôle déterminant pour soutenir la croissance des entreprises, favoriser la diffusion de leurs solutions et accompagner la transformation des métiers.
L’enjeu est de réunir les conditions qui permettront aux innovations européennes de trouver leurs marchés et de se déployer à plus grande échelle. Une ambition qui relie directement compétitivité économique et souveraineté technologique.
Coup d’envoi du Tour de la Résilience
L’AIM a donné lieu à la première étape du Tour de la Résilience : en partenariat avec le Medef national et le Medef Sud.
À travers trois tables rondes, cette séquence a mis à l’honneur deux enjeux essentiels pour les entreprises : réussir leurs projets d’IA et renforcer leur résilience numérique. Les échanges ont croisé les regards d’Olivier Cazzulo (Numeum), Stéphane Benhamou (Medef Sud), Jean-Christophe Amarantinis (UPE 13), Thierry Soudet (ANSSI), Isabelle Lamaison Donato (Septeo) et Victor Calissano (Almond).
Cette première étape a permis d’articuler transformation et maîtrise des risques. Car l’adoption de nouveaux outils engage aussi la capacité des entreprises à protéger leurs activités, à comprendre leurs dépendances et à assurer leur continuité face aux perturbations.
En réunissant acteurs numériques et représentants des autres secteurs économiques, le Tour de la Résilience entend sensibiliser et accompagner les entreprises dans leur capacité à faire face aux différents risques liés au numérique.
Bâtir une troisième voie entre l’Europe et l’Afrique
« Construire une troisième voie » a constitué un autre temps fort de la participation de Numeum à l’AIM. Lors d’une table ronde consacrée à cette ambition, Mehdi Houas a souligné la complémentarité des écosystèmes européens et africains. Avec une conviction : renforcer les partenariats entre les deux rives peut nous permettre de devenir leaders ensemble dans le développement d’une IA performante et respectueuse de nos valeurs communes.
Cette volonté appelle à rapprocher les talents, les entreprises et les capacités d’innovation. Elle donne à la Méditerranée une place essentielle dans la construction de coopérations capables de peser dans la compétition technologique mondiale.
[L’échange dans son intégralité : IA : Marseille, nouvelle puissance européenne ? | AIM 2026]
Une étape supplémentaire a été franchie à l’AIM avec la signature d’une convention entre Numeum et Africalink, communauté qui rassemble des entrepreneurs d’Afrique et d’Europe. Numeum pose ainsi un nouveau jalon pour construire entre l’Europe, la Méditerranée et l’Afrique et renforcer les liens entre nos écosystèmes.
Convaincus de l’importance de renforcer les liens entre les écosystèmes numériques européens, méditerranéens et africains, Numeum et Africalink souhaitent rapprocher leurs réseaux et favoriser les échanges, les rencontres et les opportunités de coopération entre leurs membres et partenaires.
En signant ce partenariat, Mehdi Houas, Olivier Cazzulo, membre du Comex de Numeum, et Robert Petit Jean & Foad Zahedi, co-présidents d’Africalink, réaffirment une conviction forte : nos écosystèmes sont complémentaires. En alliant savoir-faire, talents et énergies, l’Europe et le continent africain peuvent peser dans la compétition technologique mondiale et en façonner l’avenir. L’Europe et l’Afrique réunies représentent 2 milliards d’individus et 25.000 milliards de dollars de PIB : nos deux continents réunis ont la possibilité de bâtir ensemble une troisième voie forte pour le numérique et l’innovation.
Une étape clé pour construire des ponts entre l’Europe, la Méditerranée et l’Afrique.
Cette édition 2026 de l’AIM, dont Numeum était partenaire, a confirmé le rôle de Numeum comme fédérateur de la filière numérique française dans une période d’accélération technologique, de recomposition géopolitique et de transformation profonde des modèles économiques.
Retrouvez les tables rondes filmées dans leur intégralité :