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Economie-Marché

TOP250 2026 : les grands enjeux de l’édition logicielle à l’heure de l’IA agentique

6 Nov 2026
5 minutes de lecture

Le 4 novembre, près de 400 dirigeants se sont réunis à la Salle Wagram pour la 16e édition du TOP250 des éditeurs de logiciels français, organisé par Numeum et EY. Au cœur des échanges : comment les éditeurs de logiciels peuvent-ils redéfinir leur valeur à l’ère de l’agentique ?

Animée par Vicky Bogaert, la soirée a été ouverte par Mehdi Houas, président de Numeum, Jean-Philippe Couturier, président du collège Editeurs & Plateformes de Numeum et Jean-Christophe Pernet, EY.

Mehdi Houas a rappelé les grandes orientations de la feuille de route de Numeum, articulée autour de trois ambitions : renforcer l’impact du numérique dans l’ensemble des secteurs économiques, développer une coopération européenne pour faire émerger un modèle alternatif et consolider l’autonomie stratégique du continent.

Si on veut construire une troisième voie alternative aux modèles américains ou chinois, peut-être une voie plus conforme aux valeurs qui sont les nôtres d’humanisme, d’ouverture, de respect et d’inclusion, la France seule n’y arrivera sans doute pas, mais la France dans l’Europe a une chance un petit peu plus importante.

Jean-Philippe Couturier, président du collège Editeurs & Plateformes de Numeum et Jean-Christophe Pernet, EY

Panorama TOP250 : L’IA agentique : une opportunité pour les éditeurs français ?

Jean-Christophe Pernet (EY) a présenté les résultats du Panorama, étude menée auprès de près de 300 entreprises. Celle-ci met en lumière un écosystème toujours solide, malgré un léger ralentissement de la croissance globale du secteur (+ 5,2%, hors jeux vidéo).  Elle met également en avant des éditeurs portés par l’innovation et une adoption accélérée de l’IA, confirmant la révolution de l’agentique : près de quatre éditeurs sur cinq ont désormais intégré des fonctionnalités d’IA dans leurs solutions (+19 points).

Autre signe du dynamisme du secteur : les éditeurs de logiciels français poursuivent leur développement à l’international, où ils réalisent désormais 57 % de leur chiffre d’affaires.

Le panorama et le classement à découvrir ou redécouvrir : https://numeum.fr/etudes/panorama-top-250-des-editeurs-de-logiciels-francais-16eme-edition/

Keynote Anthropic

André Belleyguier, Applied AI chez Anthropic, est venu partager son éclairage sur l’intelligence artificielle.

André Belleyguier, Applied AI chez Anthropic

Table ronde « La bascule d’après SaaSpocalypse : redéfinir sa valeur à l’ère de l’agentique »

Avec :

  • Tancrède Besnard, Co-founder & CFO, Pennylane
  • Nadia Cid, Director Private Equity, Bridgepoint
  • Bruno Chomel, CIO, Orange France
  • Hélène Bringer, VP Critical Information Systems – General Manager, Thales Services Systems

Pour ouvrir les échanges, Nadia Cid a répondu à une question très précise : en tant qu’investisseur, finance-t-elle toujours le SaaS et l’économie du logiciel ? Sa réponse confirme la poursuite des investissements dans l’édition logicielle, mais avec de nouveaux critères d’évaluation : la capacité d’innovation, le potentiel de disruption et, surtout, l’aptitude des entreprises à se transformer en interne.

Du côté des éditeurs, Tancrède Besnard reconnaît avoir éprouvé quelques craintes face à l’arrivée des LLM et à la rapidité avec laquelle les développeurs peuvent désormais concevoir des logiciels. « La crainte, c’était un peu de se faire doubler par des boîtes AI natives. » Cette prise de conscience a conduit l’entreprise à engager deux transformations : faire évoluer ses méthodes de travail et intégrer davantage d’IA dans ses produits.

La question du modèle de tarification a également animé les échanges. Historiquement, les solutions SaaS étaient facturées au nombre de sièges, de licences ou d’utilisateurs. Aujourd’hui, la facturation au token gagne du terrain. Hélène Bringer plaide, quant à elle, la fin de la facturation au temps passé au profit d’une tarification fondée sur la valeur créée. Un sujet qui a suscité des discussions, les différents profils réunis autour de la table ne partageant pas nécessairement la même vision.

Bruno Chomel défend, de son côté, une approche résolument pragmatique : l’IA doit permettre de générer des économies budgétaires immédiates, mesurables et vérifiables, à partir de métriques simples et comparables aux coûts réels. Il précise également les attentes d’Orange vis-à-vis de ces technologies et de leurs fournisseurs : optimiser l’existant avant de chercher à tout révolutionner.

Aidez-nous à lancer des produits, à optimiser les coûts et on sera ravi de le faire avec vous. Plus vous aurez envie de nous aider dans nos problèmes, plus on aura envie de dépenser de l’argent chez vous, mais notre problème, ce n’est pas de faire des triples saltos.

Table ronde « La bascule d’après SaaSpocalypse : redéfinir sa valeur à l’ère de l’agentique »

Les lauréats des prix TOP250 2026

Catégorie Innovation

Lauréat : Travelsoft
Remis par Didier Collignon, EY

Catégorie International

Lauréat : Dilitrust
Remis par Cynthia Regulski, Business France

Catégorie Croissance Externe

Lauréat : Septeo
Remis par Jean-Luc Montané, AXA

Prix du Jury

Lauréat : Ennov
Remis par Nicolas Helenon, NeoTech Assurance

La soirée s’est terminée autour d’un cocktail, où dirigeants, intervenants et partenaires ont pu se retrouver et poursuivre les échanges dans une ambiance conviviale. Un dernier moment pour partager leurs expériences, faire connaissance et prolonger les discussions engagées tout au long de cette 16e édition du TOP250, rendez-vous incontournable de l’écosystème français des éditeurs de logiciels.