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Economie-Marché

Le numérique en 2025 : un marché de l’emploi plus prudent, mais toujours attractif.

29 Mai 2026
4 minutes de lecture

Malgré un contexte économique moins favorable, le numérique confirme en 2025 son rôle majeur dans l’emploi qualifié en France. Le ralentissement des recrutements et la baisse du turnover traduisent une phase d’ajustement du marché, sans remettre en cause les fondamentaux du secteur : une population jeune, très qualifiée et des niveaux de rémunération qui continuent de progresser.

Réalisée par Quadrat-études pour Numeum, l’édition 2025 de l’observatoire RH-rémunérations du secteur numérique dresse un panorama détaillé des dynamiques RH du secteur.

Un net ralentissement des recrutements

Après plusieurs années de forte croissance, le marché de l’emploi numérique se ralenti. Les entreprises adhérentes de Numeum ont recruté un peu plus de 51 000 salariés en 2025, stable par rapport à 2024, contre plus de 83 000 en 2023.

Cette baisse des embauches s’inscrit dans un contexte de demande moins dynamique et d’attentisme des entreprises. Les indicateurs de conjoncture montrent un repli progressif des anticipations d’activité et de demande depuis 2023.

Conséquence directe, le turnover reste à un niveau historiquement bas de 15,6 % en 2025, comme en 2024.

Le secteur conserve néanmoins une forte capacitée d’intégration des jeunes talents. Les moins de 27 ans représentent encore 31 % des recrutements en CDI, un niveau relativement stable depuis plusieurs années.

Un secteur toujours jeune et très qualifié

Le secteur conserve un profil démographique singulier :

    • âge moyen de 38,4 ans,

    • 29 % de salariés de moins de 30 ans,

    • 87 % de cadres,

    • ancienneté moyenne de 6,5 ans.

Si le numérique reste plus jeune que l’ensemble de l’économie, la part des seniors progresse rapidement : les salariés de 50 ans et plus représentent désormais 21 % des effectifs, contre seulement 9 % en 2010.

Cette évolution reflète à la fois le vieillissement général de la population active et le ralentissement récent des recrutements, qui réduit mécaniquement le renouvellement générationnel. Il démontre également que le numérique a développé la capacité de garder ses talents dans le secteur.

Des rémunérations qui résistent malgré le ralentissement économique

En 2025, le salaire annuel brut de base médian dans le numérique atteint 45 540 €, tandis que la rémunération annuelle brute totale moyenne s’élève à 55 283 €.

Les salaires continuent d’augmenter malgré le contexte économique :

    • +2,2 % d’augmentation moyenne des salaires de base entre 2024 et 2025,

    • une inflation limitée à +0,9 % sur la période.

Depuis 2021, les salaires du numérique ont progressé légèrement plus vite que l’inflation (+14,7 % contre +13,6 %).

En revanche, les entreprises ont nettement réduit les composantes variables de rémunération en 2025. Les primes sur objectifs, notamment, reculent fortement dans un contexte de ralentissement de l’activité.

Une féminisation qui progresse lentement

Les femmes représentent 29 % des effectifs du secteur.

La féminisation reste très contrastée selon les métiers :

    • 69 % dans les fonctions transverses,

    • 38 % dans le support commercial et marketing,

    • seulement 19 % dans le développement et test,

    • 13 % dans la mise en production et l’exploitation.

L’analyse des rémunérations nous confirme que les écarts de rémunération constatés s’expliquent principalement par la structure des emplois occupés. À caractéristiques comparables, l’écart de salaire de base entre femmes et hommes est ramené à 1,9 %.

Des perspectives à surveiller en 2026

L’année 2025 confirme un changement de cycle pour les entreprises du numérique. Après les fortes tensions de recrutement observées entre 2021 et 2023, le secteur entre dans une phase de normalisation marquée par davantage de prudence dans les embauches et les politiques de rémunération.

Pour autant, le numérique demeure un important pourvoyeur d’emplois qualifiés, avec des niveaux de rémunération élevés, une forte attractivité pour les jeunes diplômés et des besoins structurels en compétences qui restent importants à moyen terme.

Pour en savoir plus, téléchargez l’infographie en remplissant le formulaire.

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