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Finance et Fiscalité

Baromètre 2024 sur le financement de l’innovation en France

6 Mar 2024
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SOMMAIRE

Un engagement croissant des entreprises pour l’innovation, moteur de compétitivité

La R&D fait partie intégrante de la stratégie des entreprises. Ainsi, 95 % (+1 point) d’entre elles déclarent innover fréquemment ou occasionnellement, et elles sont 84 % (+ 4 points) à investir de manière occasionnelle à régulière dans l’innovation scientifique et technique. Moteur de cette tendance, la compétitivité reste la principale finalité de la R&D pour 91 % (+6 points par rapport à 2022) des répondants, soulignant l’importance stratégique de ces investissements et l’attention particulière portée à l’impact de la R&D sur l’accélération des projets.

En 2024, cap sur l’IA et le numérique responsable !

En matière d’investissement en R&D, l’intelligence artificielle est sur la première marche du podium, citée par 70% des entreprises du numérique interrogées. En 2e et 3e position arrivent le Cloud, pour 45% des répondants, puis la cybersécurité, pour 40% d’entre eux. Le numérique responsable émerge comme une priorité pour 35% des répondants, illustrant une tendance croissante et une demande du marché de disposer d’offres intégrant cette dimension. Cela est particulièrement vrai pour les ESN/ICT qui citent à 47% cet axe.

Des financements publics accessibles en France, un accès aux financement privés trop restreint

68% des répondants s’étant exprimés indiquent qu’il est facile d’innover en France, soit +10 points par rapport à 2022. L’ensemble des dispositifs existants, comme le crédit d’impôt recherche, le plus utilisé, constituent un socle favorable à l’innovation dans le secteur du numérique. Cependant, les défis persistent : moins de 40% des répondants ont obtenu des subventions ou avances remboursables pour la R&D en 2023 et 70% estiment difficile l’accès aux financements privés.

Cependant, des freins et des inquiétudes majeurs persistent.

La faiblesse des financements privés entrave nos entreprises en limitant drastiquement les ressources financières disponibles. Souvent cité également, le traitement administratif des dispositifs avec des lenteurs et des délais pénalisants, le meilleur exemple étant les temps de délivrance des agréments CIR/CII. Il existe également une marge de progression sur l’usage de l’IP Box, dispositif encore méconnu d’une partie de nos adhérents (40%) ou jugé trop complexe à mettre en œuvre (23%). Enfin, nous pouvons évoquer les débats récurrents sur le bien-fondé, le plafonnement ou le périmètre du crédit d’impôt recherche, alors que nos entreprises le jugent, pour elles-mêmes et notre pays, en l’état essentiel et performant, et qu’elles ont surtout besoin en ce domaine de stabilité et de visibilité.